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Smash Hit du « All-over ».

20 juillet 2009 3 commentaires

Viktor & Rolf / Ready-to-wear online show Sping-Summer 2009.



Le terme « all-over » peut s’enorgueillir de ses nobles origines, à savoir le peintre Jackson Pollock. Présentement étendu et vulgarisé il englobe une pratique plébéienne : répéter inlassablement un élément pictural sur une surface quelconque. Décrié par le passé, le folklore retrouve noblesse et tact dans les penderies et huches des foules.

Dénigré voir analogiquement lié à une imagerie ancestrale comme le pijama ou la chemise festive, il est ardu de l’adapter. Qui n’a pas eu un pijama « Arthur » ou « Coup de coeur » aux slogans ravageurs : « Dors avec moi » ou « Ours sauvage ». On peut également faire l’article de la chemise en polyester réitérant des palmiers à l’infini. Tout cela semble clôt et va de paire avec la chute du motif poliment centré. Hier, Threadless, La Fraise et consorts proposaient des ornements aux dimensions timides délicatement placés sur le buste, ni trop haut, ni trop bas. Graduellement plus gros et aux positionnements inopinés il parvient à occuper l’entièreté de l’accoutrement. A cette prédisposition, le « all-over » rebondit et synthétise plusieurs entités de la mode. De novateurs créateurs s’y hasardent, Viktor & Rolf ou Jeremy Scott peuvent être délicatement mentionnés. Nul doute que la combinaison blonde aux bulbes de Mickey supportée par Stefani Joanne Angelina Germanotta ne soit restée imperceptible dans son récent court-métrage, Paparazzi. A cette vaguelette se joint la jouvence de graphistes vénérés comme Akroe ou PMKFA pour Sixpack. Institutions colossales et plurinationales sont désormais à même de propager et de pérenniser cette déflagration visuelle criarde.

Achevé les carreaux et poids qui constituaient jusqu’alors les bonnes moeurs du « all-over ». Le mauvais goût et les seniors ne sont dorénavant plus les uniques agréés au genre.

3 commentaires »

  • Lucie dit :

    Je dirais même que ce que l’on aurait pu qualifier de « mauvais goût » quelques années auparavant en terme de all-over passe aujourd’hui comme totalement « hype » (cf article définissant ce mot).

    Bravo pour ta délicate définition du contraire de all-over : « des ornements aux dimensions timides » ; c’est autre chose que One-Over. Quoi que je pourrais lancer un concept…

    XXXX

  • Raphael dit :

    Quelqu’un saurait m’indiquer la musique ?

  • Eric (author) dit :

    Eddy de Clercq travaille fort souvent avec eux, mais le nom de la chanson reste mystérieux.