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Revers de manche / Articles soldés à durée limitée voir choisie. 2009-08-09T13:28:31Z WordPress http://reversdemanche.com/feed/atom/ Eric <![CDATA[Barbe et corrélations.]]> http://reversdemanche.com/?p=166 2009-08-09T13:28:31Z 2009-08-09T13:17:25Z Shakira. Ils se placent de fait leader d’un marché en gestation. Poursuivons aux abysses des temps forts rencontrés durant la journée d’un échantillon dûment sélectionné : Monsieur Aurélien Wetzel, vingt quarte ans et sept mois.]]> Beardwear / Made by Muhoksen Villa in Muhos, Finland for COMPANY.
Beardwear / Made by Muhoksen Villa in Muhos, Finland for COMPANY.



Formant une sorte de « crew empirique » en quête d’exotisme tropical, les hommes à pilosité faciale renforcée contrecarrent l’urbanisation physique récente de Shakira. Ils se placent de fait leader d’un marché en gestation. Poursuivons aux abysses des temps forts rencontrés durant la journée d’un échantillon dûment sélectionné : Monsieur Aurélien Wetzel, vingt quarte ans et sept mois.

Un pied dans la « créa », Aurélien est rationnellement réalisateur, peaufinant la bande-sonnore autoproduite de son dernier docu-fiction sur Gareth Pugh, il surnage. Le réveil carillonne pour la forme car, tributaire d’un régime « kitchen working » ou travail « sur la table de la cuisine », ses échéances sont autogérées. Premier geste significatif dés l’éclosion de ses sens, un barbu en règle palpe barbe et cheveux, s’assurant ainsi de leur non inquisition durant la nuit. Les statuts sont prémunis. Il faut à présent parvenir au plus pressé, immobiliser cette chanson de Ratatat sur le, soyons « mi-figue, mi-raisin », « Berryphone 3STouch » qui fait ici office de réveil aristocratique. Nectar fruitier, Bagel Lox/Creme Cheese et première cigarette sonnent comme l’incipit récurant et formalisé d’une journée clichée.

Un jean Acne dompté par une liquette à carreaux trouvée sur le parquet constituent la tenue décomplexé, mais non moins étudiée, du sujet Wetzel. Il domine pourtant bel et bien l’idéologie : la chemise à carreaux en rang depuis 2006 tend à être évincée par un t-shirt uni en coton ténu, un peu « loosy », aux manches courtes à revers « home made ». C’est plus « outsider » ainsi. L’emploi d’anglais dans les phrases du pays, ne sonne d’ailleurs qu’épisodiquement ridicule à ses lèvres. Sac en toile artisanalement sérigraphié par une amie graphiste à l’épaule, il est en passe de s’éployer au monde extérieur.

Adulé, les passantes dévotes fixent barbe et lèvres charnelles dés son introduction sur le pavé. Conscient et volontairement incrédule il ne s’écartera pas de son précieux Smartphone. Arrivé dans les officines de Submarine, ses financiers, il manage vaguement ses crédits avec le divisionnaire avant de s’adosser aux côtés d’autres barbus à carreaux. Ici, ils sont légions. Il est même de bonne guerre de « Bumper » de la fiche contact par bluetooth.

« Tiens, celle l’a m’a poké, je la sens assez opé ».
« Dude, note ce nom, elle veut un Scénic, c’est trop 1992. »
« Elle bosse chez Balmain, t’inquiètes. »

Aurélien se sent hâtivement d’humeur créative et rejoins son penthouse suite à la prérogative documentée suivante : « Amanda Lear was a beard man. » Nul besoin de farder les pulsions créatives ou l’animalité brute retrouvée durant l’après-midi.

Orgueil pérenne, Aurélien fait partie intégrante des hot-glitter-guest-list du soir et pléiades de groupes indie occultes sont à arbitrer. L’épiderme éclairé par une faible source de lumière indirecte, sa barbe apparaît plus chatoyante que jamais. Son tatouage circonspect à l’avant bras brise toute austérité en ajoutant une valeur tacite et courue à l’individu. Echafaudé dans les règles de l’art deux années auparavant, il prime sur la distinction institutionnelle. (31/12/07, 11:58 pm, 386 Old Street London par Henry Hate, slash, tatoueur d’Amy Winhouse, slash, Pete Doherty) Son oscillation virile entre fumoir et podium équivaut à un crachin de phéromones. Les naïades se frottent activement, conscientes qu’un baiser volé diligemment compte pour 10. Erudit, Aurélien dissipe les doutes, à ses yeux l’engagement traditionaliste est « out of mind ». A quoi bon s’enticher lorsque le plèbe est cramponné à ses pieds.

Après expectoration des résultats, ce groupe d’individus iconiques semble malgré tout doté d’une aorte fonctionnelle. Loin des ersatz à la pilosité faciale éparse, leurs tabloïds peuvent toutefois s’abréger en une triviale chanson de Yelle et/ou Claude Bazotti. Pourquoi ne pas mettre à profit la session de « booty shaking » gratuite fournie par China aux abords du van MTV pour pécho ? (Tacites sous-entrendus/But concret : enrôler celui qui assumera financièrement vos achats de tabac.)

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Eric <![CDATA[Papa, Miles Fisher ressemble à ton patron et à Tom Cruise.]]> http://reversdemanche.com/?p=265 2009-08-06T19:12:13Z 2009-07-26T16:35:15Z
Miles Fisher / This Must Be The Place (Cover) directed by David Green.



Non aliéné mais secrètement analogue à Tom Cruise, Miles Fisher, non barbu, auxiliaire capillaire des icônes plastiques Playmobil, gazouille. Fraîchement émancipé, « This Must Be The Place », réemploi de « The Talking Heads », capitalise les « views » et les « honnors » depuis cinq nuits, Youtube flageole.

Hégémonie esthétique, le clip de David Green thésaurise les références : fauteuils Barcelona de Mies Van Der Rohe, cliché de Robert Longo scellé au mur, films de Mary Harron, complets sur mesures ou modeste hachette baptisée par Michael C. Hall alias Dexter. Nous voilà enfin délaissés du dernier clip du défunt Calvin Harris, « Ready for the Week-end », fallacieusement second degré, le panache est reconquit. Mélodieusement, Miles Fisher résiderait hypothétiquement en tant que fils de Frankmusik et Sia tout en ayant fréquenté le placenta de Rock Voisine. Se recommandant gracieusement de Shitdisco, Sebastien Tellier, WhoMadeWho, Passion Pit ou Coldplay il côtoie la sainteté. Fervent adhérant du groupe « Facebook » : « Oui au bien, non au mal » il agglomère les ménagères américaines craintives.

Initialement acteur et/ou « Harvard graduated », Miles Fisher éclôt dans des vidéos satiriques du bon vieux Tom Cruise. Humoriste misanthrope (au diapason du prestige de Mickael Young sur nos terres) il s’abaisse à la légèreté d’un Scary Movie. Éveillé voir perspicace, est proposé en transfert légitime depuis son site officiel un tout premier « Ep ». Quatre titres dont le « smash hit » préalablement évoqué le pactise. Hétéroclites ils mélangent Ashlee Simpson, Hellogoodbye, Phoenix ou les Strokes, petite poussée pour « Don’t Let Go », titre meneur/outsideur. Cette esquisse liminaire est décisivement aussi délectable qu’un cupcake en plein Maelstrom.

Miles Fisher’s first EP.

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Eric <![CDATA[Hypersécrétion.]]> http://reversdemanche.com/?p=168 2009-07-22T22:41:31Z 2009-07-22T22:26:19Z Michelle Ryan / Cashback
Suzy (Michelle Ryan) / Cashback directed by Sean Ellis.



Parents sanglotants incognito devant les formats courts et funestes de « Sept à Huit », enfants épleurés devant des mièvreries « cheesy » : tel est le schéma affectif de nouvelles hordes prééminentes. La suzeraineté de films labelisés « drama » donnant, de grâce, l’aplomb de larmoyer lors du « sad ending » est liquidée. Place aux « soap movie » en kit, à l’émotion bas de gamme mais fonctionnelle, glossaire chapitré.

01 : Cashback // Baiser sur la commissure des lèvres.
02 : P.S. I Love You // Cake sculptural et dictaphone.
03 : Amour & Amnésie // Cassette initiale.
04 : Love Actually // Requête engageante en portugais.
05 : Freaky Friday // « Happy ending » émotion ou « Nous-nous-aimons-tous-malgré-nos-différences ».
06 : In Her Shoes // Décès du littéraire.
07 : Twilight Chapitre 1 – Fascination // « A la vie, à la mort » first issue.
08 : The Holiday // Danse communautaire.
09 : Jackpot // Cadre photo kikoo + soleil crépusculaire.
10 : 27 Robes // « Avoir à t’affronter, c’est la meilleure chose qu’il ne soit arrivée dans ma vie. »

Ces édifices, textuellement anglo-saxons, plus ou moins en featuring direct avec Cameron Diaz, éveillent une aurore boréale philosophique nulle, mais en endurer l’émotion premier degré est un axiome. Précis du phénomène, c’est l’heure de rentrer dans l’épiderme de Karine Grandval. Identification criarde sur un large panel de ménagères, violons et bons vins, le système semble rodé si adroitement que le moindre retranchement est impossible, la naïveté marche tout aussi bien qu’un titre de Jennifer Page. Épris, les yeux deviennent rapidement humides et écarlates. Epiphénomène, hors du cadre « esseulé/glace crémeuse Ben & Jerry’s » tout le monde s’accorde sur la futilité de la création. Les films ne constituent même pas l’apanage de l’ébranlement au rabais, s’y ajoute une multitude de séries : Grey’s Anatomy, Gossip Girl voir The O.C. en reprenant les mêmes schémas éculés. La honte n’est probablement pas l’arrière goût requis, sans même l’endosser pleinement le phénomène ne constitue pas une ignominie totale, il reste à jouer la carte du « c’est mignon l’émotion ». Les hommes forts sensibles et les femmes de pouvoir émotives ne sont pas un fantasme grec, ils savent même faire des hot-dogs, des vrais.

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Eric <![CDATA[Smash Hit du « All-over ».]]> http://reversdemanche.com/?p=115 2009-07-22T22:35:44Z 2009-07-20T12:34:49Z

Viktor & Rolf / Ready-to-wear online show Sping-Summer 2009.



Le terme « all-over » peut s’enorgueillir de ses nobles origines, à savoir le peintre Jackson Pollock. Présentement étendu et vulgarisé il englobe une pratique plébéienne : répéter inlassablement un élément pictural sur une surface quelconque. Décrié par le passé, le folklore retrouve noblesse et tact dans les penderies et huches des foules.

Dénigré voir analogiquement lié à une imagerie ancestrale comme le pijama ou la chemise festive, il est ardu de l’adapter. Qui n’a pas eu un pijama « Arthur » ou « Coup de coeur » aux slogans ravageurs : « Dors avec moi » ou « Ours sauvage ». On peut également faire l’article de la chemise en polyester réitérant des palmiers à l’infini. Tout cela semble clôt et va de paire avec la chute du motif poliment centré. Hier, Threadless, La Fraise et consorts proposaient des ornements aux dimensions timides délicatement placés sur le buste, ni trop haut, ni trop bas. Graduellement plus gros et aux positionnements inopinés il parvient à occuper l’entièreté de l’accoutrement. A cette prédisposition, le « all-over » rebondit et synthétise plusieurs entités de la mode. De novateurs créateurs s’y hasardent, Viktor & Rolf ou Jeremy Scott peuvent être délicatement mentionnés. Nul doute que la combinaison blonde aux bulbes de Mickey supportée par Stefani Joanne Angelina Germanotta ne soit restée imperceptible dans son récent court-métrage, Paparazzi. A cette vaguelette se joint la jouvence de graphistes vénérés comme Akroe ou PMKFA pour Sixpack. Institutions colossales et plurinationales sont désormais à même de propager et de pérenniser cette déflagration visuelle criarde.

Achevé les carreaux et poids qui constituaient jusqu’alors les bonnes moeurs du « all-over ». Le mauvais goût et les seniors ne sont dorénavant plus les uniques agréés au genre.

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Eric <![CDATA[Charme et séduction, méthode contemporaine.]]> http://reversdemanche.com/?p=69 2009-07-20T23:58:24Z 2009-07-19T10:55:56Z

Marcus Kreiss / Cantine from Souvenirsfromearth.tv



Ôtez les oeillères, les post-it agrémentés d’un numéro de téléphone sibyllin sont des douceurs révolues. L’équivalence actuelle oscille plutôt entre le « poke » et le « private message » : « How too jalonner l’épiphénomène ».

Courtiser de belles jeunes filles aux décolletés massifs sur Meetic sonne aussi malappris qu’une chanson de Cascada. Le palliatif a vite émergé, pourquoi ne pas utiliser une plate forme qui n’a pas l’exclusive vocation de vous mettre en relation avec de sombres acteurs aux muscles illusoires ? Le sérieux des débuts reste à démontrer, rien de plus aisé que l’ajout d’un fan de « Panic! At the disco » sur Myspace. Pour peu que le profil comprenne gifs animés, tableaux de Warhol et Van’s Slip-on, le couperet tombe : vous êtes attirés. L’engagement désuet qui était derrière cette demande de contact agissait alors comme désinhibant. Forward de vidéos Youtube à forts sous-entendus ou commentaires illustrés à engagement invisible : les chevaux sont lancés. Seulement cette activité pérenne se couronne par une évolution nettement plus démasquée. Les sobriquets, noms de scènes et autres pseudonymes tombent lors de l’émersion de Facebook. Il devient tout aussi utopique de cacher ses commentaires (comprenant bien évidement, vidéos d’Anastacia, Wallen ou Tribal King) à coup de codes html glanés sur « My free Myspace custom layout with glitters.com ». A demi-nu, l’approche de ce nébuleux supermarché est hasardeuse, maintes innovations hors nomenclatures sont possibles :

a) Le « poke » se place comme ambassadeur appuyé. Transposable en « tape amicale/pichenette négligeable sur l’épaule » le geste ne vous fait pas moins passer pour « le bon pote sympa », celui qui accompagne ses amies au planning familial.

b) La demande d’ami justifiée, ou « add utile », est quand a elle plus tendancieuse. Il n’est pas toujours limpide de trouver un lien avec l’individu : école usuelle ou amis en communs, tout est viable.

c) La requête sans raison ou lien probatoire se dessine comme scabreuse. A présent vous êtes impliqués corps et âme, si votre profil révèle une quelconque dévotion pour Cher ou Alizée, oubliez le procédé.

d) Alternative souveraine : le message privé. Somme toute plus explicite, elle dégage un intérêt tout aussi certain que brutal. Les photos en guêpière, sous-vêtements, maillots de bains et autres parures peuvent être balayés au préalable.

Le dénouement est aussi vraisemblable qu’un « private message » à mon oreille interne. Je pose une option divine sur la file d’attente aux caisses « moins de 10 articles » de Monoprix, en effet, le barbu qui vous « matte » n’est peut-être pas un « womanizer » et sa consoeur à robe Westwood connaît à coup sûr Passion Pit. Cette chute est si consensuelle et alambiquée qu’elle octroierait presque le droit et le devoir de laisser le « bluetooth » activé dans l’espoir de recevoir la fiche contact de l’inattendu(e).

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Eric <![CDATA[What kind of « hype » are you ?]]> http://reversdemanche.com/?p=29 2009-07-22T22:35:32Z 2009-07-18T21:53:56Z
Sylvie Fleury / Giant Chanel 2.55 bag, with a video installation inside showing Chanel products.
Sylvie Fleury / Giant Chanel 2.55 bag, with a video installation inside showing Chanel products.



« Hype », terme ostensiblement anglais semble être apparu fraîchement. Difficilement repositionnable dans le temps, il est possible de le hiérarchiser après 2001, déferlante flamboyante de « lol », « mdr » ou « omg », cependant le terme semble tout de même employé en amont de l’année 2006, hallebarde du « suédé » de Michel Gondry. Attachons nous aux connotations d’un mot devenu qualificatif d’un objet, d’une attitude hippique ou d’une personne physique. (rime facile.)

Au bourgeonnement de l’idée, toute chose « pointue » dans un domaine déterminé était tendance, « trendy » puis par glissement : « hype ». Avant-garde vestimentaire, innovation musicale ou non-conformisme architectural étaient les fers de lance de la notion. Indigent dés sa création le mot en est devenu dégoulinant d’inélégance. Rapidement, tout ce qui semblait caduc s’est vu redoré d’un nouveau souffle. Il n’a jamais été aussi précurseur d’arborer un badge Michael Jackson, jusqu’alors blâmable, sur un gilet Acne. Autre phénomène, réseaux sociaux oblige, s’enorgueillir de cette étiquette si convoitée est devenu aussi aisé qu’un marquage sur une photo désaturée, un sac en papier Marc Jacobs au bras.

Nous l’avons tous employé, à outrance ou non, devenu grotesque, le mot tient peut-être simplement la place d’un synonyme de « cool » en son temps. Inéluctablement, « Be cool » s’avère bas de gamme face à « Be hype », c’est une position indéfendable. Il serait invraisemblable de ne pas creuser l’idée. (Test à ne faire qu’en de bonnes conditions, paillettes ardentes sur le visage et Whif à la main sont indissociables.)

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